CASQUE D'OFFICIER SUPÉRIEUR DES GENDARMES DE LA MAISON DU ROI 1814 ayant appartenu au COMTE DURFORT

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CASQUE D'OFFICIER SUPÉRIEUR DES GENDARMES DE LA MAISON DU ROI 1814 ayant appartenu au COMTE DURFORT

Les casques d'officier des Gendarmes de la garde du Roi 1814 sont connus qu'à quelques exemplaires, pour ma part je n'en connais que trois : l'un au Musée de l'Armée, un autre au Musée Historique Lorrain (Palais Ducal) et un troisième exemplaire en collection privée. La principale différence avec le casque de troupe réside essentiellement dans la visière qui n'est pas en cuir cerclé mais en laiton doré bordé d'un jonc ciselé de feuillages.
J'ai publié dans la magazine TRADITION deux articles consacrés à ce modèle de casque : l'un pour le casque de troupe, l'autre pour le casque d'officier.

Le casque que je présente aujourd'hui est le casque du Capitaine-Lieutenant est le Comte Etienne de Durfort. Il a les caractéristiques du casque d'officier mais agrémenté de variantes supplémentaires.

Notons que nous connaissons en collection privée un cinquième casque d'officier, mais qui lui comporte plus de fantaisies dans les décors et portant parfaitement authentique.

Bombe en une seule partie moulée à chaud en cuir noir verni fin avec toutes les garnitures en laiton surdoré. Des deux cotés de la bombe, est fixé un foudre enflammé duquel sort des éclairs (la bombe à légèrement jouée avec le temps et a été renforcée au niveau des rosaces de jugulaires).

Plaque-frontale représente sur fond de fumée et d'éclairs, les Armes de France surmontées de la couronne royale, avec au-dessous un foudre enflammé et, dans le bas, un ruban sur lequel est inscrit en relief la devise des Gendarmes de la Garde "QUO JUBET IRATUS JUPITER" - "Là où l'ordonne Jupiter en colère" ou encore "Dans la direction indiquée par Jupiter courrouçé". Elle est garnie dans le bas d'un jonc en laiton doré festonné que ne possède aucun autre casque connu.

Bandeau arrière dépourvu de décor.

Visière en laiton surdoré, cerclée par un jonc plié à cheval sur la bordure extérieur et entièrement ciselé de feuilles de laurier.

Couvre-nuque en cuir cerclé d'un jonc en laiton doré plié à cheval sur la bordure extérieure.

Jugulaires avec mentonnière recouverte d’écailles, rosace rondes frappées non pas de la traditionnelle tête de méduse, mais d'une tête de lion de très belle qualité (velours d'une mentonnière changé anciennement).

Porte-plumet rond finement décoré.

Le cimier estampé d'une suite de foudres décroissant vers l'arrière, festonné dans sa partie supérieure.

Crinière en crins noirs, coupée en brosse.

Coiffe intérieure en cuir et en soie en très mauvais état.

Lors du licenciement de la Maison du Roi le comte de Durfort, Capitaine-lieutenant des Gendarmes, fut chargé, comme chef de la première
des quatre Compagnies Rouges, de faire parvenir au Roi la protestation des Compagnies. Il sera chargé par le Roi d'organiser le licenciement.

HISTORIQUE
Les Gendarmes sont l'un des corps les plus anciens de l'Armée Française, c'est à ce titre et pour récompenser leur bravoure que Henri IV choisit deux cents d'entre eux pour former sa garde personnelle. Par la suite, ce nouveau corps fut mis au service du Dauphin, avec le titre de "Compagnie des Gendarmes des ordonnances de Monsieur le Dauphin". Sous le règne de Louis XIII, les Gendarmes prirent la tête de la Maison Militaire par ordonnance du 29 avril 1611.
En 1814, la Compagnie de Gendarmes de la Garde est composée d'un état-major et de deux escadrons divisés chacun en deux brigades. Au total, la compagnie comprend : trente-sept officiers, deux cents Gendarmes et deux cents gendarmes surnuméraires (le complet de la Compagnie ne fut jamais atteint). Le Capitaine-Lieutenant est le Comte Etienne de Durfort.

• Prototype de casque non retenu.
Au début de l'organisation du corps, on hésita sur le modèle de casque à adopter. Dans son ouvrage "La Maison Militaire du Roi 1814-1830", Eugène Titeux précise l'existence d'un projet non adopté, composé d'un casque en cuir noir avec garnitures plaquées d'argent. Ce prototype, bien que sommairement décrit, ne nous est pas inconnu, car il sera utilisé par la Garde Nationale à cheval. Le musée royal possède un casque de ce type, provenant de la collection Titeca (cote I48) conservé au Musée Royal de l'armée à Bruxelles (Belgique).
La bombe est en cuir verni fin avec les garnitures en cuivre plaqué d’argent. Elle est garnie de chaque coté d’un foudre enflammé duquel sort des éclairs. La plaque frontale est estampée des Armes de France entourées par deux palmes. Visière en cuir cerclé d'un jonc métallique. Couvre-nuque en cuir. Jugulaires à mentonnière à écailles mobiles, rosace en forme de soleil avec au centre une fleur de lys. Le décor du cimier ne nous est pas connu, probablement estampé de gaudrons (comme cela a été le cas pour la garde nationale) ? Le cimier est surmonté d’une chenille en crins noirs.
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